02 mars 2010

Le lundi au soleil... air connu et pourtant assez neuf pour moi ces temps-ci...

Le WE fut rude, mais ce lundi est meilleur, alors j'ai décidé de vous en donner quelques nouvelles:

Coup de fil "matinal", 8h 30. (je suis en vacances), c'est ma tante à la mode de Bretagne qui devait venir en train pour quelques jours depuis Nantes et qui m'annonce qu'elle ne viendra pas, pour cause de lignes ferroviaires coupées. Bon, j'avais passé le WE à briquer, faire des confitures (kiwi-orange) et de la garbure, pas grave, sauf que je vais devoir me boulotter de la garbure toute la semaine pour écluser la quantité. J'ai du mal, depuis quelques mois avec la cuisine, c'est ou impossible et je mange n'importe quoi, ou alors je reprends les quantités "d'avant" et j'en fais pour 12, soit deux repas d'autrefois...

Bon, p'tit déj., je me recouche un peu, puis je me prends un bain bouillant (je sais, très mauvais pour la circulation sanguine, mais je suis hyper frileuse) avec la radio, et en route pour mon rendez-vous chez ma psy, je la vois à midi.

Séance à l'image de la période, mer (mère) de douleur et de pleurs, faut laisser décanter et écoper. Y'en pour des années si ça se trouve, vaut mieux pas y penser, la durée me fait flipper.

Je repars, j'ai la journée devant moi. Dans le centre du village, je m'arrête d'abord aux toilettes publiques (si si je lâche les vannes...), et dans une boulangerie fast food. Je commande un panini, discute avec le gars qui me propose de me payer un café. Je refuse, point trop n'en faut, je ne fais pas de progrès aussi rapides que je sache déjà recevoir un cadeau! même un simple café. Faut au moins trois ans d'analyse avant d'arriver au stade du café offert par le patron!

Je donne quelques coups de fils, en grignotant mon sandwich. D'abord deux copines, l'une on étaient "étudiantes" ensemble au CNED, l'autre on bosse ensemble, et y'a de l'eau dans le gaz avec son mari. Puis j'appelle ma fille. On ne s'est pas parlé depuis son départ très tendu de la maison il y a une semaine. Conversation assez neutre, reprise de contact, faut y aller en douceur.

Ensuite j'appelle son frère, T. Il est calme, je lui annonce les deux derniers courriers recommandés arrivés à la maison, expédition spéciale du tribunal pour enfants. Mises en examens diverses et variées pour des délits peu variés, eux, violences, dégradations et menaces ... T. me raconte qu'il part cet aprèm voir son père, il y passera quelques jours, il souhaite revenir pour la fin de semaine, il veut passer du temps "avec sa meuf". "T'as une copine ? Ouais, du coup faut que j'arrête mes conneries, ça me calme"... C'est plutôt une bonne nouvelle, en tous cas je choisis de le prendre comme tel. Je ne me fais pas d'illusion, j'ai juste pas envie d'approfondir la question, pas envie de me recasser la figure à chacun de ses faux pas.

Après avoir refusé le café offert par le patron, (bon, je vous promets, la prochaine fois, si il y en a une, je l'accepterai, mais ne vous emballez pas, hein? c'est un petit jeune, doit bien avoir 20 ans de moins que moi, y'a pas d'anguille sous roche!) je suis repartie et... je me suis arrêtée. Arrêtée pour aller me ballader en forêt.

Le panneau indiquait 7 km, 2h15 de promenade. Ben je l'ai faite cette ballade, et toute seule en plus, et c'était plutôt agréable !!! Ma soeur, (qu'elle en soit remerciée ici) m'a offert des bâtons de marche. Elle s'inquiète pour moi, ma petite soeur, elle voit bien que physiquement je me dégrade, je n'arrive plus à rien... Il y a deux ans elle m'avait offert un tuba de nage: c'est absolument génial, pas du tout esthétique, mais très confortable, en particulier pour mes cervicales ankylosées. Cette année ce sont les bâtons de marche, avec une dragonne et un système de ressort qui vous aide à vous propulser. Sûr que dans les chemins de sable de la forêt landaise, qui n'est pas réputée pour ses dénivelés alpins, on est (je suis) un peu ridicule. Mais ça m'aide ces trucs là, la preuve, j'ai réussi à faire la ballade dans les temps prévus.

Je vous saoule peut-être avec mes "exploits" minables, mais en ce moment, cette ballade "sportive" ça tient du miracle: j'ai beaucoup de mal à sortir, je peux passer des journées entières enfermée à comater devant la télé (les JO c'est super pour ça, même pas besoin de mettre le son, et ça finit très tôt au petit matin), sans parler à personne, avec juste l'envie très forte de disparaître.

Voilà, aujourd'hui c'était une plutôt bonne journée, fallait pas la rater, et j'avais envie de vous en parler, c'est vrai que vous devez en avoir marre du pathos, non ? (En tous cas, moi, je m'en passerais bien!).

PS: Genets, mimosas, prunus en fleur, ballade manches courtes et lunettes de soleil sur le nez. Sûr, le printemps n'est pas loin!

Posté par pierreline à 00:26 - Commentaires [8] - Permalien [#]


Commentaires sur Le lundi au soleil... air connu et pourtant assez neuf pour moi ces temps-ci...

    Je bave d'envie, le printemps ! C'est quoi ?!?

    Posté par joye, 02 mars 2010 à 06:56 | | Répondre
  • Bravo !
    Aujourd'hui, tu vas nager. Si, si, tu verras ça lave la tête.

    Posté par Berthoise, 02 mars 2010 à 07:02 | | Répondre
  • Aujourd'hui balade à la mer (t'es pas trop loin?), puis petit café en terrasse au soleil (si si tu vas voir c'est possible) en regardant les vagues. Dans la mer mer, tu jetteras tes chagrins (je sais, pas très écolo mais tu verras ça fait du bien).

    Posté par Aude, 02 mars 2010 à 08:47 | | Répondre
  • Moi aussi j'adore les bains bouillants.
    Et je ne refuse jamais un café...
    Bonne semaine, Pierreline.

    Posté par valerie, 02 mars 2010 à 21:20 | | Répondre
  • on sent le mieux ... un chouia de soleil, marche etc...
    s'il fait vraiment beau offre toi le café en terrasse, et essaie de t'offrir encore plus de bon temps et de petits plaisirs...

    Posté par zigmund, 03 mars 2010 à 00:12 | | Répondre
  • Bisou mercredi
    On frôle la folie...

    Soyons folles !!!

    Posté par joye, 03 mars 2010 à 00:56 | | Répondre
  • Et voilà. Ça me requinque de te lire un peu requinquée, la prochaine fois accepte le café. Il faut lâcher quelque fois, seulement lâcher un peu. Je te fais une bise.

    Posté par la Mère Castor, 03 mars 2010 à 21:33 | | Répondre
  • réponses

    Merci collectif, vos soutiens me sont précieux.
    Spéciale demande pour Berthe qui est MA référence en orthographe, (je me sens de mons en moins sure de la mienne depuis que je tiens ce blog, relâchement salvateur ou ramollissement neuronal, qui sait ?). Bon, alors, deux questions:
    "en tous cas", tous ou tout ?
    " ballade " un ou deux l ? toujours une hésitation, je peux me "rattraper aux branches" en prétendant chantonner en marchant, ce qui est le cas bien souvent, pourrait justifier le flou orthographique et l'hésitation sur le nombre de l, mais bon ...

    Posté par pierreline, 04 mars 2010 à 20:48 | | Répondre
Nouveau commentaire